Automédication : 5 astuces pour se soigner seule et sans risques

By | 5 juillet 2018

Aujourd’hui il existe de plus en plus de personnes qui prennent des médicaments sans avis médical. Mais, il ne faudrait pas oublier que l’automédication peut comporter certains risques. C’est pourquoi il faut s’imposer certaines règles afin d’éviter de commettre des erreurs. Voici le mode d’emploi à suivre.

Important à savoir : L’automédication est à bannir chez les nourrissons et les femmes enceintes où allaitantes.

Optez pour l’automédication pour les pathologies sans gravité

automedication

Devenir un médecin ne se fait pas du jour au lendemain. Il faut suivre de longues études afin de pouvoir soigner correctement une personne. Cependant, nul n’a besoin de consulter pour un simple rhume ou toux. Il est plus avantageux de se soigner seul pour les symptômes bénins comme un nez bouché ou qui coule simplement. En revanche, il est important de faire preuve d’une grande prudence lorsque deux symptômes sont associés à cette pathologie. Ainsi, la prise d’un paracétamol peut facilement soigner des migraines dues au manque de sommeil, à la fatigue, au stress ou à la consommation abusive d’alcool. Cependant, il est préférable de consulter un médecin si les maux de tête s’accompagnent de raideur dans la nuque ou de vomissements.

Il en va de même si les migraines sont suivies d’une diarrhée aiguë, surtout en cas de maladie chronique. Toutefois, il faut garder en tête que l’automédication est théoriquement réservée aux adultes en bonne santé, qui ne sont pas soumis à un traitement particulier.

Conseils à suivre : les personnes souffrant de diabète, d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin, d’insuffisance rénale ou cardiaque, d’un trouble hépatique … ces patients doivent toujours demander l’avis de leur médecin sur ce qu’elles doivent prendre en cas de mal de tête, de dos ou de ventre. Cela leur évitera de prendre certains cachets qui pourront aggraver leur pathologie qui sont totalement incompatibles avec leur traitement habituel. La meilleure astuce pour éviter de mauvaise surprise est de garder dans son portefeuille la liste des molécules contre-indiquées, notamment si vous êtes en voyage.

Éviter de faire le mélange des molécules

Plus un médicament est composé de plusieurs et différentes substances thérapeutiques, plus le risque d’effets indésirables est considérable. Face à une douleur, le mieux est de prendre essentiellement un antalgique, et effectué une combinaison avec des vitamines, de la caféine ou de la codéine. » Le paracétamol est le plus recommandé dans ce genre de situation. Il est important de faire très attention à la prise de l’aspirine, très déconseillée dans diverses situations : maladie hépatique ou rénale, ulcères du tube digestif, prise d’anticoagulants, d’antiagrégants plaquettaire et bien plus encore. En ce qui concerne l’ibuprofène, il peut induire des nausées, des vomissements ou des douleurs digestives.

Conseils à suivre : il est indispensable de ne pas prendre plusieurs médicaments sans ordonnance en même temps. Ils peuvent présenter un réel danger pour votre santé. Le duo aspirine + ibuprofène peut provoquer rapidement une hémorragie interne. De plus, certains médicaments peuvent recéler les mêmes principes actifs, d’où des risques de surdosage. .

Lire minutieusement la notice

Avant de se lancer dans toute sorte d’automédication, il est obligatoire de lire de A à Z la notice des remèdes utilisés. Les dosages, l’heure de prise et les éventuelles contre-indications doivent être respectés scrupuleusement. En effet, la prise d’un médicament n’est jamais anodine. La posologie du paracétamol doit respecter certains critères : « Jamais plus de 4 000 mg par jour chez l’adulte et 60 mg par kilo et par jour chez l’enfant. Au-delà, il n’est pas plus efficace et peut être toxique pour le foie. » Un autre exemple : l’Efferalgan contenant du sel, peut mettre la santé des des personnes atteintes d’hypertension en danger. Et, il est important que vous puissiez faire attention aux produits que vous pensez connaître : ils peuvent avoir changé de dosage ou de composition.

Conseils à suivre : si vous n’avez plus la notice, consultez le site du ministère de la Santé où sur ce formidable site sans-ordonnance.guide.

Surveiller l’évolution des symptômes

Il est important de limiter l’automédication dans le temps. Et pas au-delà de trois jours en cas de fièvre. » La prise d’un médicament, sans avis médical, peut dissimuler une maladie sévère. D’autre part, certains médicaments peuvent conduire à la modification des résultats de vos analyses biologiques (sang et urine). Ainsi, la vitamine C peut avoir un gros impact sur le taux de sucre, de créatinine, de cholestérol et d’acide urique dans les urines. Et l’aspirine a la possibilité de modifier le dosage de ce dernier dans le sang… jusqu’à environ une semaine après la prise !

Conseils à suivre il est vivement conseillé de consulter un médecin en cas d’aggravation d’un symptôme ou ne passe pas malgré le traitement prescrit. Il est important de toujours indiquer au médecin les comprimés dont vous avez utilisé. Ce dernier pourra rédiger son ordonnance en conséquence afin d’éviter des éventuelles des interactions.

Faites le choix du meilleur pharmacien

Il est très important d’avoir des conseils avisé pour une automédication réussie. Le pharmacien ne doit pas procéder à la vente de médicaments comme des produits de grande consommation. Cependant, il peut donner des conseils selon vos symptômes et votre profil (âge, troubles chroniques, traitements en cours et bien plus encore). « Un pharmacien qui ne vous questionne pas avant de délivrer des médicaments sans ordonnance est sujet à caution », précise le Pr Giroud.

Conseils à suivre : dans le souci d’effectuer un choix optimal, il est intéressant de suivre ce test. Dans un premier temps, il faut faire la demande du paracétamol en entrant dans une pharmacie. Si le pharmacien est professionnel, il doit impérativement vous rappeler le dosage maximal à ne pas dépasser. Ou faites le choix d’un laxatif. Le pharmacien doit être en mesure de vous poser les questions suivantes : « a qui la prise de ce médicament (vous-même, un enfant ou un adulte ?) », « Depuis combien de temps êtes-vous constipée ? », « Avez-vous des troubles digestifs ? » et « Êtes-vous sous un autre traitement ? » en cas d’absence de toutes ces questions il est très important de changer de pharmacie.

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